° Parus dans la presse :
La Voix du Nord (décembre 2010)
Un endroit où déjeuner léger et se régaler de pâtisseries uniques.
L'Angelière, à Lille
C'est le joli petit nom que Muriel Déantoni a donné à son salon de thé-restaurant de la rue du Plat. Un endroit bourré de charme où elle propose chaque jour un plat unique, fait maison, simple, et surtout des pâtisseries inédites réinventés par elle-même. Ici, on déguste le gratin dauphinois au comté avec sa salade, la brandade de morue, l'houmous maison et des soupes au potimaron. Et on ne choisit pas. A peine est-on installé que le plat est servi, avec la particularité d'être entièrement bio. Ex-mannequin, la maîtresse des lieux a parcouru le monde, de contrat en contrat avant de faire un long voyage en Inde, de s'y initier à la pâtisserie, puis de se former en France pour devenir pâtissière. Mais déçue par les produits habituellement employés, elle a décidé de réinventer les recettes avec des produits sains. Une adresse où l'on se fait du bien au corps et à l'esprit.
Vos bonnes pratiques pour un Développement Durable (édité par la Mairie de Lille)
Témoignage.
Saveurs d'autrefois.
Voilà une dizaine d'années que Muriel Deantoni a eu un « déclic ». En s'informant et en effectuant plusieurs missions dans le domaine de l'alimentaire, elle a décidé de se mettre au bio. Alors, quand elle a ouvert sa pâtisserie, l'Angelière, rue du Plat, il était impensable qu'elle propose autre chose que du bio ! Certains clients achètent des gâteaux sans savoir, au départ, qu'ils sont bio, raconte-t-elle, et ils disent qu'ils retrouvent les saveurs d'antan, de leur mère ou grand-mère.
Car pour adapter ses recettes, toutes élaborées « maison », avec produits bio, Muriel Deantoni réutilise des ingrédients plus classiques d'autrefois. Avec le bio, on retourne à l'essentiel et on trouve un autre goût en bouche, ajoute-t-elle. Depuis août, la jeune pâtissière propose aussi une petite restauration le midi, là encore avec des produits 100% bio et également en provenance de fournisseurs locaux.
Femme Actuelle (mai 2010) - par Sophie Heluard
Mannequin, puis magicienne, Muriel Deantoni est depuis toujours une adepte du bien-manger.
À 35 ans, elle a passé un CAP de pâtisserie, et vient d'ouvrir l'Angelière, à Lille. Un salon de thé 100% bio.
Une douce odeur de sucrée chatouille les narines. Muriel sort tout juste du four un cake au caramel frais et noix de cajou. « C'est beaucoup de boulot mais j'adore ça, raconte-t-elle. Je ne suis jamais aussi heureuse que lorsque, les manches remontées jusqu'aux coudes, je suis en train de pétrir la pâte et de façonner les gateaux. Mon salon de thé, L'Angelière, a ouvert ses portes il y a un an et demi, à Lille. Son originalité ? Il est 100% bio. Un projet qui me tenait à coeur, moi consomme des aliments biologiques depuis dix ans. »
Mes références : Mère Teresa et Rika Zaraï
« Originaire de Paris, je me suis installée dans le Nord il y a vingt ans. A l'époque, j'étais mannequin. Un métier aux antipodes du sucre et des gâteaux ! Défilés pour Cardin, séances photos pour la vente par correspondance ou pub télévisée pour une célèbre barre chocolatée... Mon quotidien rimait avec podiums et voyages de Paris à Tokyo... Entre deux avions, j'ai quand même réussi à décrocher mon bac, à me marier et à donner naissance à deux enfants. L'aîné est né en 1990 et le second en 1994.
Rien ne me prédestinait au bio, même si je suis toujours beaucoup intéressée à l'art de « bien-manger ». Une nécessité dont j'ai pris conscience à 14 ans, en découvrant, par hasard, le best-seller de Rika Zaraï : Ma medecine naturelle. C'est devenu ma bible. À tel point qu'à l'époque, je passais mon temps dans un magasin bio, près de chez nous, à Paris, et j'achetais des plantes et du blé pour le faire germer. Drôle d'occupation pour une adolescente ! Au même moment, je suis tombée folle amoureuse de l'Inde grâce à la lecture de La citée de la joie de Dominique Lapierre. L'histoire d'Occidentaux qui se démènent pour aider des habitants de Calcutta. J'étais complètement boulversée par ces personnes, cette chaleur humaine, le travail de Mère Teresa. Je savais qu'un jour, j'irais là-bas. Mais j'ignorais tout des épreuves qui m'attendaient avant que ce projet ne se réalise... En 1999, mon divorce s'est très mal passé, au point que mes deux enfants ont été enlevés par leur père. S'en suivirent les procès. Un véritable cauchemar. Et un électrochoc qui m'a poussée à repartir de zéro. »
Debout à 3 heures du matin pour préparer les muffins.
« Au terme de cette épreuve, en 2000, du jour au lendemain j'ai vidé mes placards et mon congélateur. Adieu mayonnaise, ketchup et surgelés ! J'ai tout donné à ma voisine - imaginez sa surprise ! - et je suis allée m'approvisionner en aliments biologiques. Cela m'a fait un bien fou. Je me sentais apaisée. Puis, j'ai rencontré, Christophe, un prestidigitateurn avec lequel j'ai monté un duo de magie. Abracadabra ! D'un coup de baguette, une nouvelle vie commençait. Notre numéro - intitulé Les mains - plaisait beaucoup. Nous nous sommes même produits sur la scène du Plus grand cabaret du monde, l'émission de Patrick Sébastien, en avril 2001.
Quelques temps plus tard, le hasard a mis sur ma route des personnes très liées à l'ONG indienne M.A.Math*. Cette organisation à but humanitaire est née il y a une vingtaine d'année sous l'impulsion de Mata Amritanandamayi, surnommée Amma, une figure spirituelle indienne qui a été très médiatisée lors de son passage en France, en 2004, quand elle a serré des centaines de personnes dans ses bras. Nous avons beaucoup discuté, évoqué le travail en Inde, et j'ai eu moi aussi envie de m'engager.

J'ai sauté le pas, acheté un billet d'avion et, en septembre 2004, je débarquais au sud-ouest de l'Inde dans l'Etat du Kerala, en pleine mousson. J'avais les pieds dans l'eau et j'adorais ça ! Ces femmes aux saris chatoyants, ces couleurs, cette gentillesse : un vrai coup de foudre. Je ne voyais ni la misère ni la saleté. Sur place, j'étais nourrie et logée par l'ONG. En contrepartie, je travaillais pour eux. Ils m'ont ainsi proposé d'offcier en cuisine, section pâtisserie. Mon rôle consistait à préparer des gâteaux pour l'association. On se levait tous les jours à 3 heures du matin pour cuire des muffins et des cookies jusqu'à 13 heures. »
Les clients débarrassent... et partent sans payer !
« En rentrant en France, cinq mois plus tard, j'ai décidé de continuer. J'aimais les gâteaux, j'étais une bio addict... L'idée d'ouvrir une pâtisserie bio s'est alors imposée naturellement à moi.
En 2006, j'ai donc repris le chemin de l'école pour passer un CAP de pâtisserie. Difficile de se retrouver avec des jeunes de 16 ans en train d'apprendre un métier ! J'ai cru que je ne réussirais jamais à me remettre dans le bain : les cours, le bachotage, les heures de formations en entreprise. Dès 5 heures du matin, j'avais les mains dans la farine. L'après-midi, j'élaborais mes recettes : cheese-cake au chocolat blanc et à la lavande, tarte au caramel et sel de Guérande, gâteau aux amandes sur une fine pâte à l'huile d'olive... Mon diplôme en poche, je me suis alors lancée. Le 20 mai 2008, jour de l'inauguration de L'Angelière, mon salon de thé pâtisserie bio, j'étais littéralement morte de trouille ! Peur de mal faire, de m'embrouiller dans la caisse...
Beaucoup de clients de la première heure sont devenus des habitués. Ils leur arrivent même de débarasser leur tasse et de partir sans payer, tant ils se sentent chez eux ! Des amitiés se sont nouées : une institutrice m'a même proposer de réaliser des couronnes avec des élèves pour l'Epiphanie. En échange, j'ai partagé les galettes avec eux. Et, depuis peu, à la demande des clients, je propose également une petite restauration à l'heure du déjeuner. Bizarrement, depuis l'ouverture de L'Angelière, aucun de ceux qui travaillent ici et aucun des habitués n'a pris de poids ! »
Bientôt une pâtisserie L'Angelière en Inde
Murie Deantoni n'a pas coupé les liens avec l'Inde. Au contraire ! Elle y retourne régulièrement et souhaite ouvrir un restaurant bio à Bangalore, au sud du pays. « Lors de notre voyage en février 2010, nous avons rencontré trois communautés paysannes, explique Muriel. Nous correspondons avec l'une d'elles qui produit déjà des fruits et des légumes bio. L'idée serait d'impliquer d'autres familles dans la production de lait, crème, ufs, et de vendre des pâtisseries biologiques aux restaurants, aux hôtels... cela établirait un lien entre les paysans et la population plus aisée des villes afin qu'ils puissent écouler leurs produits. Et, bientôt, je vais donner des conseils aux membres de l'ONG M. A. Math et leur apprendre à travailler le chocolat. Un véritable défi étant donné les températures en Inde ! »
*
http://www.amma-europe.org
Circonflex (mars 2010) - par Capucine Crone
Muriel Deantoni, un visage et des mains magiques
Mon premier est ailé et vit dans le ciel. Mon second est un végétal. Mon tout est un salon de thé – pâtisserie Lillois, l’Angelière. Muriel Deantoni, sa fondatrice, à tout d’abord été mannequin puis magicienne. Retour sur le parcours atypique d’une femme aux expériences et aux valeurs particulières.
17 rue du Plat, en plein cœur de Lille. On ouvre la porte. Entre jasmin, café, verveine et chocolat, il règne des senteurs d’ailleurs. Une femme s’approche, souriante, lumineuse, belle, avenante. Paisible et si gracieuse dans son tablier de cuisinière. C’est Muriel, qui réserve cet accueil à tous les clients. On s’installe, on s’informe, on commande, on échange, on goûte. Et on se régale. Sous la vitrine, les gâteaux s’offrent aux regards. Ils sont l’œuvre de Muriel, et à les voir, à les déguster, on jugerait qu’elle a fait ça toute sa vie. Et pourtant.
Tout commence au début des années 90. Muriel a 19 ans. Silhouette de rêve, visage angélique : elle est mannequin. Entre publicités télévisées et défilés, l’intéressée voit le monde à travers ses voyages et multiplie les expériences. Son travail l’emmène dans divers pays du monde, notamment le Japon, sans qu’elle oublie pour autant son pays d’origine. Elle tourne d’ailleurs dans une série télévisée française, un style très en vogue dans les années 90 : dans le collège des cœurs brisés, Muriel est Fabienne, une jeune fille qui perd la parole à la suite d’un chagrin d’amour.
Après près de vingt ans dans ce milieu, les attentes de la jeune femme évoluent et le mannequinat ne correspond plus à ce qu’elle espère réellement. En parallèle, Muriel avait déjà commencé à développer un numéro de magie. Dès lors qu’elle s’y consacre pleinement, avec son partenaire Christophe Rossignol, le numéro n’en finit plus de s’améliorer et d’être reconnu dans le monde de la magie : le couple passe trois fois dans l’émission de Patrick Sébastien, le plus grand cabaret du monde, et sera même nommé meilleur numéro de l’année en 2001.
Mais le rêve de Muriel c’est autre chose. En effet, depuis qu’elle est adolescente, la jeune femme affectionne l’Inde, après sa lecture de l’ouvrage de Dominique Lapierre, La cité de la joie. «
Rien qu’en regardant la couverture, j’ai pu voir que les indiens avaient quelque chose à offrir au-delà de la misère ». Une fois ses enfants élevés, elle décide de prendre enfin le temps de partir vers ce pays qui l’attire tant. Par l’intermédiaire de l’association Amma, qui travaille en partenariat avec la Croix Rouge, Muriel s’engage dans l’humanitaire. On a besoin d’elle en cuisine. C’est la qu’elle découvre la pâtisserie. Elle fait connaissance avec un univers inconnu, apprend les techniques de fabrication, les tours de mains, s’approprie les secrets des recettes. «
C’était intensif, on faisait du 3h-13h, mais on se sentait utile » se souvient-elle avec émotion.
C’est décidé, Muriel sera pâtissière. De retour en France, elle entreprend une formation au Pavé des Flandres, pendant près de neuf mois. Lorsque l’idée de l’Angelière lui vient, installer le salon de thé à Lille est une évidence pour la jeune femme, qui vit dans la région depuis ses 18 ans. Il a fallu trois mois et des efforts administratifs énormes pour que tout se mette en place. S’en suivent quatre mois de travaux, effectués à l’aide de matériaux « propres ». Une exigence de Muriel, pour qui le bio et l’équitable sont une réelle philosophie de vie : «
Un jour, j’ai vidé mes placards, déposé tous les produits chez ma voisine et, depuis, je ne mange plus que du bio ! ». Cela lui vient de son respect pour autrui et son attachement à la terre. Respect que Muriel s’attèle à transmettre à travers sa cuisine...
Muriel cuisine donc en silence, c’est presque une méditation. Muriel souhaite qu’en sortant de sa boutique rue du Plat, les clients aient été en contact avec une joie intérieur, qu’il s’agit de prolonger et de retrouver ensuite.
Mais l’Angelière n’est qu’une étape. Un autre projet est né, après une rencontre avec le philosophe Jaya Sekhar, très reconnu en Inde. Par le biais d’une association, Muriel souhaite ouvrir une pâtisserie dans la banlieue de Bangalore, afin de créer un réel lien avec le pays qui compte tout particulièrement à ses yeux. Cette « Angelière-bis » laisse penser que la pâtisserie Lilloise va revêtir un nouvel aspect, celui d’un échange avec l’étranger, profondément humain.
Ainsi, Muriel s’inscrit dans son temps, celui d’une ère de respect de l’environnement, en proposant aux Lillois des produits plutôt novateur. Par là même, elle est l’une des femmes qui comptent dans notre métropole pour ses initiatives.
Elle Magazine (27 novembre 2009)
Toutes accros au choco !
Où trouver et déguster de délicieuses spécialités au cacao ? Notre guide des meilleurs chocolatiers.
Nos artisans préférés
Le plus bio
Ex-mannequin et ancienne magicienne, Muriel Déantoni décide de changer de cap après une période d'inactivité. Elle passe un CAP de pâtisserie en 2006, tout en souhaitant s'orienter vers le bio. Elle a ouvert sa propre boutique il y a quelques mois. Tous ses chocolats et gâteaux, fabriqués sur place, sont à base de produits bio et issus du commerce équitable.
On craque pour : les Palets, des fèves de cacao caramélisées associées à du chocolat à 70%. 6,90€ les 100g.
On offre : le Roysbroeck, un gâteau avec mousse au chocolat noir, pommes flambées au rhum et sablé à la canelle. 4,20€ la part.
La Voix du Nord (13 août 2009) - par PR
Muriel Deantoni a fondé l'Angelière, pâtisserie et salon de thé bio, il y a un an. Cet été, elle s'attaque au salé bio en faisant du lieu un restaurant. L'affaire est bien lancée, les clients affluent. Une reconversion professionnelle réussie pour Muriel.
Longiligne et gracieuse même sous son tablier, Muriel Deantoni n'a pas l'allure d'une pâtissière telle qu'on se l'imagine. On comprend mieux lorsqu'elle nous explique, gênée, qu'elle a été mannequin professionnel pendant près de vingt ans.
Née dans la banlieue parisienne, elle s'installe à Lille à 18 ans, après un mariage. Et depuis, elle se sent « plus Lilloise que Parisienne ».
En 2006, après une longue période sans travail, Muriel décide de changer du tout au tout. Elle entame un CAP de pâtisserie : «
Comme beaucoup de femmes, à près de 40 ans, j'ai fait une reconversion professionnelle. » Neuf mois de formation où elle tente de changer en bio les recettes traditionnelles. Par exemple, elle bannit la gélatine, ingrédient indispensable au flan : «
Ça ne m'intéresse pas de mettre de la viande dans un gâteau », lance la pâtissière.
Elle a déjà en tête son projet d'ouvrir une pâtisserie et un salon de thé bio. Pourquoi le bio ? «
Cela faisait déjà quelques années que j'avais pris conscience de la nécessité de manger bio. Un jour, j'ai vidé mes placards et mon frigo et j'ai tout donné à ma voisine. Depuis, je ne mange que du bio », témoigne Muriel. «
Je me sens plus calme maintenant », ajoute-t-elle d'une voix douce.
Mais Muriel Deantoni ne se définit pas comme une militante : «
Je respecte l'avis des gens, je ne les oblige pas à adopter le mien. » D'ailleurs, tous les clients ne viennent pas pour manger sain, certains sont juste gourmands. «
Les pâtisseries sont traditionnelles. C'est juste les ingrédients qui sont bio. » Outre le logique but commercial, Muriel cherche à partager sa philosophie de vie, en prouvant que manger bio n'est pas synonyme de régime. Un grand écart dans le mode de vie de l'ex-mannequin.
La Voix du Nord (3 août 2009)
Demain, le salon de thé et pâtisserie bio l'Angelière ouvre son restaurant. En plus des douceurs sucrées à base de produits régionaux ou issus du commerce équitable, le citoyen goûtera au salé bio.
Pas de carte, mais un plat du jour «
en fonction des fruits et légumes de saison », explique Muriel, la gérante. Au menu de demain, une tatin d'aubergine, servie avec des crudités, pour environ 12. Pour le dessert, consommez citoyen avec la spécialité de la maison, la tarte au caramel à la fleur de sel de Guérande. À déguster avec une tasse de thé équitable, bien sûr.
Télérama n°3087 (mars/avril 2009) - par GL
Du beau, du bio et le sourire de la pâtissière.
Ex-mannequin et magicienne, Muriel Déantoni choisit ses ingrédients avec soin. Abracadabra.
Drôle de parcours que celui qui a mené Muriel Déantoni, lilloise depuis vingt ans, jusqu'à cette délicieuse boutique du centre-ville ! Le tourbillon de la vie l'a d'abord faite mannequin, puis magicienne, avant de la conduire cinq mois en Inde dans les cuisines - section pâtisserie - d'une ONG.
Entre-temps, elle est tombée dans le bio (ou l'inverse). Placard et congélateur vidés en un jour : «
J'ai tout mis dans les cartons, que j'ai donnés à ma voisine avant d'aller au magasin bio », raconte-t-elle. Effet à retardement de la lecture marquante d'un livre de Rika Zaraï quand elle était adolescente ? Toujours est-il que les bienfaits de cette nouvelle alimentation, ressentis en trois jours, la convertissent illico. A son retour d'Inde, à 35 ans, la pâtisserie bio s'impose «
comme une évidence ». Suivent neuf mois de fomation, trois de démarches, quatre de travaux... Dans son garage-laboratoire, elle teste le soir ses recettes et cherche à remplacer en bio les ingrédients de la pâtisserie traditionnelle. La boutique ouvre le 20 mai dernier, avec une belle déco, bio elle aussi. Quant aux gâteaux, tous bio, bien sûr, ils relèvent du régal : poire sur lit de poire et vanille, amande et zeste de citron sur pâte à l'huile d'olive, feuilleté au potimarron confit, spéculoos et chocolat noir... En prime, la pâtissière à la main légère sur le sucre et le gras, travaille en pratiquant le karma yoga et vous offre son plus « biau » sourire en disant : «
J'ai enfin un métier ! ».
Nord Eclair (24 février 2009) - par Marie Tranchant
L'Angelière est née rue du Plat il y a quelques mois. Une pâtisserie bio qui va bientôt faire un petit, près de Bangalore, en Inde. Muriel Deantoni est partie dimanche pour un projet professionnel et humain.
L'Angelière n'a même pas un an d'existence, mais déjà le projet de créer son pendant, à quelques milliers de kilomètres de Lille, en Inde. «
On veut ouvrir un laboratoire, une cuisine à l'extérieur de Bangalore, explique Muriel Deantoni,
qui tient la pâtisserie bio rue du Plat. L'idée est de travailler avec des paysans, des fermiers pour les matières premières, pour qu'ils gardent leurs terres, qu'ils cultivent bio, qu'ils aient une vie décente. » Les produits transformés seront alors vendus à des hôtels de Bangalore, capitale informatique de l'Inde, qui compte 6 millions d'habitants.
Dimanche, Muriel, son compagnon et une amie ont donc décollé pour l'Inde, direction les sources du Gange dans un premier temps, puis Bangalore, une ville que Muriel ne connaît pas encore. «
J'ai passé cinq mois dans le Kerala, raconte-t-elle.
J'adore l'Inde, il y a quelque chose depuis que je suis petite, depuis que j'ai lu La Cité de la joie... Les Indiens ont une véritable richesse intérieure. » C'est d'ailleurs suite à une rencontre avec Jaya Sekhar, professeur de philosophie ayurvédique, que le projet est né. Comme un signe des astres, il a incité Muriel à s'investir professionnellement et humainement. Là-bas, il les a attendus, nouant des contacts sur place avec des associations, cherchant des investisseurs prêts à s'impliquer.
"
Ces deux prochaines semaines, il faudra donc tout mettre en place, souligne encore Muriel.
Trouver des fournisseurs, gérer les livraisons par des températures bien plus élevées que chez nous, faire une étude de marché... Ensuite, Muriel, tout comme Hélène qui travaille depuis peu avec elle, devraient faire des allers-retours entre Lille et la banlieue de Bangalore.
Ce sera L'Angelière-bis, peut-être que des Indiens viendront travailler ici, que nous irons là-bas, si c'est possible financièrement, mais il y a aura en tout cas un vrai lien avec l'Inde.
Le Petit Futé (Edition 2009)
Ouverte depuis mai [2008], l'Angelière, pâtisserie, salon de thé, chocolaterie qui propose des produits bio, a trouvé sa place, à côté du seul resto végétarien de Lille. 7 cafés à la tasse ou à la cafetière sont proposés ainsi que 14 thés différents. Milk-shakes, thés glacés, lassis (boisson froide indienne à base de yaourt) ou bien encore jus de fruits frais ou de légumes. Les pâtisseries bio changent régulièrement en fonction de Muriel... et des saisons (à emporter ou à consommer sur place). Le chocolat (à 70%) est issu du commerce équitable et est fabriqué sur place dans le labo. Merveilleux, Criollo (biscuit amande/cacao, praliné craquant et mousse de chocolat à 70%) surmonté de fèves de cacao est à goûter absolument ! Tout comme le Saint-Jacques (gâteau à la frangipane dont la pâtes est à base d'huile d'olive) ou bien encore la tarte au citron ou le tiramisu (au vrai mascarpone). Les produits sont de qualité avec une philosophie équitable que le Petit Futé apprécie.
Alors pourquoi se priver de ce qui est bon, et authentiquement fait maison ?
A nous Lille (9 février 2009) - par Audrey Jeamart
Un salon de thé bio ? Avec l'arrivée de l'Angelière l'année dernière, c'est un plaisir que l'on peut désormais s'offrir à Lille. Après avoir suivi une formation de pâtissier-chocolatier, Muriel Deantoni a appliqué ces techniques aux produits biologiques. Pommes de l'Avesnois du producteur le Chant des oiseaux, clémentines de Vert'Tige, crème fraîche et beurre de chez Tante Hélène en Normandie, farine du Moulin des gerbes d'or, tout est bio et riche en goût. Tous les matins, Muriel confectionne avec ces prodduits une ronde de pâtisseries fines toutes plus alléchantes les unes que les autres. Pour les accompagner, la carte des thés (Jardins de Gaïa) et des cafés (Guatémala, Nouvelle Guinée ou Laos, à la tasse à partir de 1€ ou en cafetère) propose une grande variété de saveurs, toutes issues du commerce équitable. Une démarche très importante pour la maîtresse des lieux, qui s'apprête d'ailleurs à s'envoler pour l'Inde pour un projet de pâtisserie avec des paysans locaux. Des infusions, chocolats chauds, cacao des Incas (lait et fèves de cacao broyées) et biscuits à emporter sont également proposés. Et pour la Saint-Valantin, pensez aux gâteaux pour deux !
Nord Eclair (30 décembre 2008) - par Marie Tranchant
L'Angelière : ou une pâtisserie d'un autre genre. Exit les gâteaux recouverts de crème artificielle. Ici, tout est fait à partir de produits bio. C'est naturel, moins sucré, moins gras et original. «
Les gens sentent la différence au goût », explique Muriel Deantoni, la gérante. Pas de gélatine, de colorants, de conservateurs, mais des produits de saison, travaillés avec passion. Pour le réveillon, pas de souci, donc, on craque par exemple pour une bûche El Criollo, faite de mousse au chocolat noir 70 %, posée sur fond de biscuit choco-amandes, avec un léger croquant praliné. La boutique ouverte en mai dernier propose aussi des chocolats, notamment des truffes originales à découvrir. La vitrine alléchante prouve qu'on peut être bio et gourmand à la fois...
Fémina - par Céline Levivier
«
J'avais l'idée d'un lieu accueillant où l'on pourrait se sentir comme à la maison », annonce Muriel Déantoni. Elle se dit ravie de recevoir des clients de tous les âges, qui régulièrement font connaissance. Pas étonnant. Tout ici a été pensé pour créer cette ambiance cosy, du dessin des tables au choix des matériaux bio écolo. Derrière les fourneaux, même credo. Dans le laboratoire qu'elle rejoint tous les matins vers cinq heures, la jeune femme n'utilise que des produits issus de l'agriculture biologique et du commerce équitable. Un choix éthique incontestablement mais avant tout gourmand...
Lille magazine (août 2008) - par Sophie Duez
Une délicieuse odeur de tarte aux pommes flotte dans l'air de « l'Angelière », pâtisserie récemment ouverte par Murielle Deantoni. Plusieurs essais ont été nécessaires à cette perfectionnise avant qu'elle ne trouve la petite touche qui donne l'originalité à ce grand classique. Murielle a voulu faire de « l'Angelière » un endroit convivial à l'accueil chaleureux.
Toutes ses patisseries sont bio et faîtes maison. Deux ingrédients font toujours partie de ses recettes : la simplicité et le goût. Dans sa petite boutique, aux murs d'argile et aux tables en chêne teintées au café, on peut emporter ou bien déguster sur place, en buvant café, thé ou cocolat chaud à base de vrai chocolat ! Les prix sont variés, comme la carte. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.
Dès 5 heures du matin, Murielle est déjà dans son laboratoire. Elle innove et élabore ses recettes qu'elle a voulu adapter aux produits bio. La gélatine utilisée pour les gateaux tiennent mieux et les mousses de toutes les couleurs ont été remplacées par des ingrédients plus classiques comme on pouvait en trouver autrefois. «
Je ne travaille qu'avec des ingrédients de qualité. Je connais personnellement mes fournisseurs bio et certains de mes produits, comme le cacao, sont issus du commerce équitable. »...
La Voix du Nord (25 juin 2008) - par Mélanie Alexandre
« Les gourmands peuvent se réjouir, une nouvelle pâtisserie vient d'ouvrir rue du PLat. L'originalité, c'est qu'ici tout est certifié bio et commerce équitable.
C'est le sentiment de faire partie d'une grande chaîne humaine, s'enthousiasme Muriel Deantoni. Après une formation chez le patissier compagnon du Pavé des Flandres à Wazemmes, elle a ouvert les portes de l'Angelière le 20 mai dernier.
Ses gourmandises ne se contentent pas de ravir les papilles, elles participent aussi à une économie plus juste et respectueuse de l'environnement. En effet, les produits utilisés sont issus de l'agriculture biologique et du commerce équitable. Le décor lui-même est conçu à partir de matières naturelles et écologiques dans des tons chauds qui rappellent les origines corses de la propriétaire... »